Bricks à l’oeuf et au cresson

Une petite recette pour utiliser le cresson au goût poivré de votre panier

Ingrédients pour 4 bricks (1 par personne) :
1 botte de cresson alénois
8 feuilles de brick
4 oeufs
1 gros oignon
1 boîte de maïs en conserve
sel, poivre et toutes les épices de votre choix
huile d’olive pour la cuisson

Hacher l’oignon et le cresson (ce qui permet de consommer au moins une partie de la tige, sinon un peu trop dure sous la dent à mon goût). Ajouter le maïs. Saler et poivrer cette préparation.
Dans une grande assiette, placer deux feuilles de brick l’une sur l’autre mais sans les superposer complètement. Une petite partie de chacune des feuilles doit dépasser un peu sur le côté.
Placer un quart de la préparation au centre des feuilles (sur quelques centimètres).
Verser une bonne dose d’huile dans une poêle ou une sauteuse et faire chauffer. Casser un oeuf au centre des feuilles de brick, sur la préparation oignons-maïs-cresson.
Replier les feuilles de brick pour former un carré. Glisser une spatule large sous le brick, et maintenir l’autre côté avec une autre spatule. Votre brick ainsi coincé entre les deux spatules, il faut le soulever délicatement mais sans tarder (le blanc d’oeuf va imbiber la feuille de brick donc il faut faire vite) et placer le brick dans la poêle de telle sorte que les « plis » rabattus des feuilles de brick soient dessous, cela permettra de les souder d’emblée et d’éviter que la préparation s’échappe.
Saisir un instant à feu fort puis faire cuire à feu moyen jusqu’à ce que ce premier côté soit bien doré. Retourner le brick et répéter l’opération. Après la cuisson, passer le brick sur une feuille de papier absorbant avant de le servir avec une salade bien relevée et par exemple garnie de parmesan en copeaux.

On peut bien sûr apporter des variations et ajouter du fromage frais dans le brick ou même de la viande hachée à la place de l’oeuf. Dans ce cas, je conseille de remplacer le maïs par des pignons et de parfumer la préparation à la cannelle.
Une fois qu’on a compris comment retourner le brick habilement (comme pour les crêpes, il faut « choper » le tour de main), cela prend un rien de temps. Pour un petit atelier cuisine rigolo, on peut proposer à chacun de faire cuire son brick et de donner un gage à celui qui le « perce » pendant la cuisson !

Le Chou Kale : un nouveau venu dans votre panier

Vous en avez tous surement pu constater l’arrivée de ces tiges étranges, verte ou violette dans nos paniers. C’est le CHOU KALE (prononcer kel) !

C’est un chou très ancien, cultivé autrefois dans les jardins français et tombé dans l’oubli, qui se décline en différentes variétés. Après un petit tour par les Pays-Bas, l’Allemagne et surtout par les États-Unis où il est très apprécié, il revient chez les maraîchers français. Non pommé, frisé, il fait fureur !

Il est assez coriace : il faut éliminer les tiges centrales et émincer les feuilles en lamelles plus ou moins larges. Il se mange cru (malaxer ses feuilles pour les assouplir) ou cuit. Les repousses printanières sont excellentes.


Comment le conserver :

Crues : dans un sachet kraft ou un torchon humidifié, pendant plusieurs jours dans le bac à légumes du réfrigérateur.

Cuites : un peu moins d’une semaine au frais dans un contenant hermétique

Congelées : ne les cuisinez pas afin d’accentuer leur goût sucré, mais coupez-les en lanières et utilisez-les dans les 3 mois qui suivent. Pour un plat cuisiné, incorporez-les, sans les décongeler, dans votre plat.

Déshydratées : au four ou au déshydrateur

Stérilisées : rincez les feuilles et enlevez la nervure centrale (utilisez-la pour des soupes), coupez-les en lanières et blanchissez ces dernières pendant 10 mn à l’eau bouillante additionnée d’une pincée de bicarbonate de soude (pour la couleur). Egouttez-les et déposez-les directement dans les bocaux stérilisés (possibilité de faire une stérilisation des bocaux au four pendant 1 h à 100° C). Recouvrez les feuilles d’eau bouillante additionnée de 3 g de sel par litre. Stérilisez 45 minutes à 100° C.

Informations :

Le chou contient des vitamines, des minéraux, des antioxydants. Il est excellent pour la santé, mais avec quelques réserves si vous avez certains problèmes de santé.

Comme tous les choux, le chou kale réduit l’absorption de l’iode (attention si vous avez des problèmes de thyroïde).

Il contient de l’acide oxalique (comme les épinards, les blettes et la rhubarbe) qui, en se liant avec certains minéraux comme le fer, le calcium ou le magnésium, mène à leur mauvaise assimilation par l’organisme, donc à de potentielles carences.

Le chou est très riche en vitamine K : attention si vous prenez des anticoagulants !

Ces réserves sont surtout à prendre en considération en cas d’une consommation de ce légume de façon importante, régulière et très fréquente (plusieurs fois par semaine et en grande quantité)..

Associations :

Le chou kale se marie à merveille avec quasiment tous les légumes et même aux fruits et fruits secs (citrons, pommes, raisins secs, noix et noisettes). Il s’associe aussi aux fromages (parmesan…) et avec les viandes et charcuteries, également aux œufs, pâtes, riz, polenta, quinoa…  Le curry et les épices indiennes, le gingembre (effet anticoagulant), la sauce soja et le tamari sont des associations intéressantes.

Quelques recettes sur internet :

Astuce n°14 : T’as de beaux œufs tu sais!

Astuce n°15 : T’as de beaux œufs tu sais!Après nous être concertés,
Nous n’avons pas longtemps « caqueté ».
Et une et deux et trois douzaines,
La variété, votons sans peine.
Des oeufs, des bio, des colorés,
Dans nos cuisines, on va casser!

Amenez vos boîtes à alvéoles,
les p’tites poulettes remplissent nos bols.

Info :
A partir du Mardi 6 mars 2012,
la distribution se diversifie avec des oeufs. C’est dans la boîte!

Écrit par Valérie Quiguer

Astuce n°12 : « Ciboulette, c’est la fête »

Chevelue fine, longue et charnue
Elle s’élance vers les nues.
Je la lave, je la coupe en tronçons, un p’tit look?
Plus douce que l’oignon.
Je parsème le riz, les oeufs. Ma famille dit qu’elle en veut!
A cru, toute seule dans ma cuisine
La ciboulette nous donne bonne mine.

Conservation :
Comme un bouquet, les pieds dans l’eau,
la ciboulette fait la fine fleur, elle se grignote à toute heure.

 

Écrit par Valérie Quiguer

Astuce n°11 : « Le radis a dit »

Le radis, ce bandit,
Est rouge et blanc, gonflé des flancs
Il avance masqué, rond et doux, pique et croque.
Entendez vous ce qu’il dit?
« Radis-pâté, radis-frisée, radis-santé »
Je peux tout tenter.
Un bandit ce radis!
Simple, sobre et hardi
Il nous tente, nous enchante
Une botte nous sourit.

Conservation :
Dans une bol, mettez la botte fraiche à l’envers, les feuilles dans l’eau,
sans enlever la terre
Vous conservez les radis plusieurs jours, attendant d’être croqués.

Écrit par Valérie Quiguer

Astuce n°10 : Le pourpier, quelle légèreté !

Astuce n°10 : Le pourpier, quelle légèreté !

 

Le pourpier, quelle santé!
La « frite »verte de nos paniers.
Quiche maison, fromage racé,
Il saura accompagner.
Spaghetti vert ultra léger,
Le pourpier est singulier.
Dans un immense saladier,
Au naturel, est apprécié.

 

Pour rappeler l’essentiel :
Le pourpier peut être consommé…nature !
Légèrement humidifié, il croque, il fond, il rafraîchit, bon appétit.

Écrit par Valérie Quiguer

Astuce n°9 : Le poireau au grand coeur

Le poireau au grand coeur,
Longiligne, attend son heure,
En soupe, en potée, en entrée,
En rondelles, à peine salé,
Sera si facile à manger.
Très peu cuit ou mitonné,
Accompagne toutes nos idées.
Le poireau est une valeur,
Sur nos tables, donne sa fraîcheur.

Préparation : Dès le jour de livraison, je sépare le blanc du vert. Le blanc à l’eau, juste blanchi est congelé dans la foulée. Sac après sac, il sera consommé. Le vert et quelques pommes de terre, rapidemment découpés sont cuits à l’eau (faible température), puis mixés. En soupe poireaux-patates, un bon plat chaud en fin de journée.

Écrit par Valérie Quiguer

Astuce n°8 : La courge n’est pas une imbécile

La courge colorée
A de quoi enchanter
Que pouvons nous bien faire,
Avec ces fruits divers?
Tout d’abord, décorer
nos corbeilles, nos paniers.
Ensuite, bons à tout faire,
nos assiettes pour varier.
Carottes, patates, poireaux iront se marier
avec citrouilles, courges, potirons, les cucurbitacées.
Soumises au même régime, elles seront préparées.
Bientôt dans la cuisine, on n’pourra s’en passer.

Pour aller à l’essentiel:
La courge, un fruit de longue conservation accompagne sans souci les légumes de saison.
Leurs couleurs variées et leurs formes multiples nous permettent d’oser de nombreux plats.
Simple et robuste, la courge n’est pas une imbécile.

Écrit par Valérie Quiguer

Astuce n°7 : La Mâche sous la Bâche

La Mâche sous sa Bâche appelait pour être croquée.
-« Jean, Jean!, voulez vous bien nous inviter? Laissez nous prendre place dans vos jolis paniers !
– Tout doux, mes Belles, décembre va arriver. Et là, les filles vous allez pouvoir vous exprimer.
Filets, magrets et autres bouchées, Vous pourrez, élégantes, tous les accompagner.
– Oui mais voilà, comment nous conserver? Lavées, non essorées, dans un torchon, vous remiser ».
Jean tint ses promesses, nous n’aurons rien sur…les fesses!*

*La mâche contrebalancera les calories des chocolats ! Clin d’oeil aux Amapiens soucieux de leur ligne, en dehors de toutes connotations déplacées !
La mâche est à consommer sans modération et pour tout public!
Très beaux et bons paniers de fin d’année à tous (écrit avant les fêtes). Valerie

Pour aller à l’essentiel :
Laver la mâche, enlever les racines. Ne pas essorer. La placer dans un linge propre dans un saladier. Fermer le linge. Mettre en bas du refrigérateur.
A consommer selon vos envies…jusqu’à épuisement du stock!

Écrit par Valérie Quiguer